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Allocution inaugurale 2006  

Allocution inaugurale du maire John Rodriguez
Ville du Grand Sudbury

le 6 décembre 2006

[Version non définitive]

Cliquez ici pour le Webcast de l'allocution inaugurale du maire John Rodriguez.

Votre Honneur Monsieur le Juge Lalande, conseillères et conseillers, distingués invités, mesdames et messieurs.

Quelle chance unique que de vous accueillir dans la salle du Conseil de la Place Tom Davies à l'occasion de la cérémonie d'assermentation 2006.

Ce soir, je me sens comme Balboa (je ne fais pas allusion à Rocky) sur la péninsule Darien, apercevant pour la première fois l'océan Pacifique. J'imagine les idées qui lui ont traversé l'esprit. Quels défis l'océan pose-t-il? Quelles occasions représente-t-il pour son roi et son pays? Quels dangers se cachent au fond de ses eaux calmes? 

Ce qui me vient à l'esprit en ce moment, en cet instant même, ce sont les mots du poète Robert Frost. Dans son poème « The Road Not Taken », il écrit :

Two roads diverged in a yellow wood,
And sorry I could not travel both
And be one traveler, long I stood
And looked down one as far as I could
To where it bent in the undergrowth;

Then took the other, as just as fair,
And having perhaps the better claim,
Because it was grassy and wanted wear;
Though as for that the passing there
Had worn them really about the same,

And both that morning equally lay
In leaves no step had trodden black.
Oh, I kept the first for another day!
Yet knowing how way leads onto way,
I doubted if I should ever come back.

I shall be telling this with a sigh
Somewhere ages and ages hence:
Two roads diverged in a wood, and I –
I took the one less traveled by,
And that has made all the difference.

Ce « chemin moins fréquenté » nous offre de superbes points de vue et nous permet, à nous qui sommes membres du Conseil, d'avoir une vision de ce que peut être notre communauté, le Grand Sudbury, au cours de ce mandat.

Jamais auparavant autant de richesses n'ont été générées par les minéraux qui se trouvent sous nos pieds, et pourtant, les gouvernements municipaux n'ont jamais aussi peu reçu de financement. Imaginez les mesures que nous pourrions prendre afin d'améliorer la qualité de vie au Grand Sudbury si nous pouvions simplement obtenir une infime part des richesses qui sont acheminées aux autres ordres de gouvernement.

Voici le défi que notre conseil doit relever : que cela devienne réalité! Mais comment? UNITÉ – TRAVAIL D'ÉQUIPE – COMMUNICATION – Notre ville n'est pas la seule communauté du Nord de l'Ontario à ne pas profiter directement du boom du prix des minéraux. Certaines communautés nord-ontariennes dont l'économie est étroitement liée aux arbres vivent présentement un ralentissement et ont besoin d'un filet de sécurité. Notre conseil doit unir les villes du Nord et, en collaboration avec nos députés provinciaux, s'adresser au premier ministre de l'Ontario afin qu'une loi semblable à la Loi sur la cité de Toronto soit adoptée. Cette loi reconnaîtrait le Nord de l'Ontario à titre de région riche en ressources, mais nécessitant une attention particulière au chapitre des coûts de l'électricité et du transport, et du partage des revenus générés par les ressources.

Dans les 100 premiers jours, en consultation avec le Conseil, je nommerai un président, les membres d'un comité et un groupe de travail de citoyens qui feront des recherches sur le régime actuel de fiscalité minière et les politiques sur les royautés, et qui présenteront des recommandations afin de créer un nouveau modèle durable pour la Ville du Grand Sudbury et, par extension, pour tout le Nord ontarien.

En ce qui a trait à l'exploitation minière et à ses avantages pour notre ville, j'ai eu des discussions des plus positives avec messieurs Mark Cutifani, Fred Stanford et Cory McPhee de CVRD Inco. Dans le cadre de ces discussions, nous avons passé en revue les occasions qui nous permettraient de solidifier nos relations avec la communauté minière, et ce, d'une façon proactive et mutuellement avantageuse. À ce chapitre, nous avons convenu de mettre l'accent sur les occasions de recherche minière au sein de notre communauté. Cela pourrait mener à une initiative telle que la mise sur pied d'un parc scientifique destiné à la recherche minière, et ce dernier rassemblerait les acteurs de l'industrie, de l'éducation, de la communauté et des gouvernements dans le cadre d'un partenariat dont l'objectif serait de sonder une approche à valeur ajoutée de l'exploitation minière.

Nous avons également discuté de la présence de CVRD Inco au Grand Sudbury et de son engagement à son égard. Nous avons obtenu l'engagement que Sudbury deviendra le pivot des activités d'exploitation minière de l'entreprise pour l'Amérique du Nord et l'Europe, les activités liées à l'exploitation minière et à la recherche dans le domaine étant situées ici. Nous avons conclu notre réunion en nous engageant tous à demeurer en étroite communication lorsqu'il est question des intérêts mutuels du Grand Sudbury et de CVRD Inco.

Je rencontrerai bientôt M. Mike Romaniuk, de Xstrata, et je suis très confiant que nous nous entendrons aussi bien.
Lors des récentes élections municipales, tous les membres du Conseil et moi-même avons composé avec la question du mécontentement à l'égard de la fusion dont est issue la Ville du Grand Sudbury. C'est pourquoi l'ancien conseil et l'ancien maire ont nommé Floyd Laughren à titre de président d'un comité ayant pour objet de chercher des solutions à la vague de défusion, surtout constatée dans les communautés de l'extérieur du cœur de la ville. Nous attendons avec impatience le rapport et les recommandations de Floyd, dont le dépôt est prévu en janvier.

Ne vous méprenez pas : les membres du Conseil et moi-même sommes déterminés à déployer tous les efforts raisonnables afin de mettre en œuvre ces recommandations, qui nous offrent les meilleures chances d'unifier notre ville. Dans le cadre de la récente campagne, j'ai précisément promis de mettre des conseils communautaires sur pied. Le cadre actuel des réseaux d'action communautaire (RAC) est en fait celui des conseils communautaires, mais en l'absence de pouvoir législatif. On demandera donc au Conseil de préciser le mandat de ces RAC qui, une fois en place, leur donnera une légitimité aux yeux des fonctionnaires municipaux. Ces RACS ou conseils communautaires reçoivent déjà du financement du Conseil municipal mais, selon moi, ils devraient aussi pouvoir recueillir eux-mêmes des fonds pour les projets qu'ils entreprennent afin d'améliorer leur communauté.

Je ne peux trop vanter les bénévoles de la communauté qui, au fil des ans, ont grandement donné d'eux-mêmes au sein de notre ville. Ce sont les piliers de ce Grand Sudbury, et au nom du Conseil municipal, je les remercie publiquement de leur altruisme et de leur engagement envers les diverses communautés et la Ville du Grand Sudbury. Par conséquent, dans les 100 jours suivant la réception du rapport de l'équipe des solutions communautaires, le Conseil municipal choisira un comité de mise en œuvre pour organiser une consultation publique avant d'adopter les recommandations.    

À mon avis, l'une des plus grandes réussites de la fusion relève du domaine du transport en commun. Cependant, une anomalie exige notre attention. Il s'agit du prix d'une correspondance demandé aux citoyens des communautés périphériques situées hors de l'aire de desserte des autobus habituels du Transit du Grand Sudbury. 

Dans les 100 premiers jours, j'ai l'intention de demander au Conseil d'éliminer ces tarifs de correspondance s'appliquant à tous les circuits du service de taxi du Transit afin que tous les citoyens aient le même accès au transport en commun. Après avoir consulté notre administrateur en chef, je crois comprendre que cela serait réalisable dans le cadre financier actuel.

J'ai donné un aperçu d'une vision marquée par l'unité au sein du Grand Sudbury; je reconnais que l'un des plus grands défis à ce chapitre est la nécessité de travailler en équipe. Je comprends les principes du travail d'équipe puisque je suis toujours l'entraîneur d'une équipe de volleyball, qui est championne de la ville et médaillée d'or au championnat NOSSA.  

Les citoyens du Grand Sudbury ont choisi L'ÉQUIPE DU GRAND SUDBURY, soit le Conseil et le maire. En début de saison, les propriétaires (vous, les citoyens), comme tous les propriétaires d'équipes sportives, ont de grandes attentes à notre égard. Nous, qui sommes réunis autour de cette table, constituons une équipe talentueuse. Certains d'entre nous sont de très bons défenseurs, certains sont d'excellents centres qui couvriront leur secteur sans relâche, certains sont des ailiers droits d'une grande précision, et je crois qu'il n'y a qu'un seul ailier gauche. Cependant, ce qui compte réellement, c'est d'unir notre mine d'expérience et de sagesse collective pour jouer en équipe. Cette équipe devra se concentrer sur la vision et cibler les objectifs afin que nous puissions travailler en vue de les atteindre.

J'ai déjà rencontré individuellement chacun des conseillers, et j'ai écouté attentivement leurs préoccupations. Bon nombre d'entre vous ont des objectifs précis pour leur quartier, ce qui est excellent.

Je suis convaincu que ces objectifs suivront leur cours jusqu'au processus budgétaire, afin d'y être possiblement inclus. Toutefois, en ce qui a trait à la vision, je vous demande de songer à emprunter le « chemin le moins fréquenté », puisque cela « fera toute la différence ».  

Je passe maintenant à notre équipe spécialisée, soit les gens qui travaillent à la Ville du Grand Sudbury. Le lendemain des élections, lorsque je suis venu à l'hôtel de ville, j'ai rencontré Mark Mieto, l'administrateur en chef, et d'autres gens occupant des postes de gestion. Tous m'ont indiqué que je suis désormais le chef d'équipe et que je dois leur transmettre ma vision de la ville. Selon eux, ils sont responsables de la réalisation de cette vision.

Eh bien, j'accepte volontiers leur offre! En 1972, alors que j'étais député depuis peu à Ottawa, j'ai eu l'honneur de faire partie du même caucus que Tommy Douglas, la plus grande personnalité canadienne. Je n'ai jamais oublié le conseil qu'il nous a donné, à nous, qui étions députés depuis peu au sein du caucus : « Si vous ne faites pas d'erreurs, vous ne prenez pas de décisions. » 

En vous disant cela, je ne souhaite pas vous inciter à faire des erreurs. Cependant, je reconnais que de temps à autre, nous allons faire des erreurs. Je ferai des erreurs, tout comme le personnel. Membres du personnel : ne reculez pas devant la prise de décision, par peur de prendre une décision. On peut corriger les erreurs. C'est l'indécision qui a coulé le Titanic. 

Auparavant, je gérais du personnel, et je crois qu'il faut soutenir les gens dans le cadre de leur travail. Je crois que chaque travailleur a des rêves, des aspirations et des habiletés, et qu'il faut traiter chacun avec respect et sensibilité, peu importe son rôle au sein de la Ville.

Je crois que les membres de notre personnel devraient être heureux de se rendre au travail, car ici, leurs efforts sont estimés et les travailleurs sont valorisés à titre d'importants membres d'une équipe.

C'est pourquoi, au cours des prochaines semaines, je me rendrai dans chaque milieu de travail afin de rencontrer notre personnel, de lui dire à quel point nous estimons ses efforts, et de l'encourager à faire des suggestions qui lui permettraient d'accomplir ses tâches de façon plus efficiente et économique. Dans la mesure du possible, des gestionnaires, du personnel syndical et le conseiller du quartier en question m'accompagneront. Je discuterai également avec la direction et les syndicats de la mise en place de boîtes à suggestions dans tous les lieux de travail de la Ville.  

Le sort des sans-abri de la Ville et des citoyens les plus à risque est un enjeu urgent. Les organismes qui s'occupent de ces questions et qui fournissent des services à notre communauté manqueront bientôt de fonds. La responsabilité financière en matière de sans-abrisme repose sur les ordres supérieurs de gouvernement, et ils doivent assumer leurs responsabilités.

Entre-temps, nous assumerons les nôtres. Les organismes en question ont demandé l'aide de la Ville, et la semaine prochaine, l'Équipe des solutions communautaires sur le sans-abrisme présentera un rapport spécial sur la question au Conseil.

J'ai rencontré les représentants de ces organismes et je suis grandement impressionné par les services qu'ils offrent, souvent de façon bénévole. J'aimerais vous parler de l'un de ces groupes, soit les Red Jackets, qui offrent des services d'intervention chaque nuit dans les rues du centre-ville.  

Au nom de la Ville, les Red Jackets incarnent la bienveillance et la compassion auprès des gens qui se trouvent dans les dures rues de la ville, les soirs froids d'hiver. Ils nous représentent auprès des moins fortunés. Les Red Jackets doivent bien permettre à la Ville d'épargner des milliers de dollars chaque année, puisque sans eux, on devrait avoir beaucoup plus souvent recours aux services policiers et aux services d'urgence. 

Entre-temps, comme ville, nous devons être bienveillants en tenant compte des recommandations de l'Équipe des solutions communautaires sur le sans-abrisme.

Il n'y a aucun doute que les citoyens du Grand Sudbury mettent beaucoup l'accent sur l'amélioration continue des routes, des trottoirs et des infrastructures hydrauliques. Nous, les membres du Conseil, sommes d'accord. Nous continuerons à utiliser notre affectation budgétaire afin de recueillir le montant maximal de paiements de transfert auprès des gouvernements fédéral et provincial pour notre programme d'infrastructure routière et d'infrastructures hydrauliques. 

Durant la récente campagne électorale, moi-même et mes collègues avons écouté attentivement les préoccupations des citoyens de cette formidable communauté. Ils nous ont aussi parlé de leurs aspirations. Le message ne pouvait être plus clair. Les gens veulent que chaque dollar qui nous est confié soit dépensé de la façon la plus responsable possible. Par exemple, en étudiant un nouveau projet, nous devons nous assurer que les sources de financement sont en place et qu'on n'en demande pas davantage aux contribuables. Nous ne devons pas non plus perdre de vue que les consultations publiques sont importantes. 

Nous avons également entendu clairement, encore une fois, que nous devons poursuivre notre programme de construction routière. Le chemin le moins fréquenté est encore cahoteux, ce à quoi nous devons nous attarder.  

En examinant le Budget 2007, nous devons toujours penser aux citoyens ayant un revenu fixe et au nombre croissant de personnes âgées. C'est aux représentants élus qu'il incombe de s'assurer que ces personnes peuvent vivre dans notre communauté en ayant le respect auquel ils ont droit. 

Cependant, un autre type d'infrastructure interpelle l'âme d'une ville, soit un centre des arts d'interprétation.

Notre Grand Sudbury compte bien des gens talentueux et des artistes. Nos écoles secondaires offrent des cours en arts d'interprétation et nous disposons d'un orchestre symphonique, de bien des chorales, musiciens talentueux et danseurs. Nous avons aussi plusieurs groupes de théâtre. Il ne manque qu'un seul élément, soit la scène où présenter ces gens, une scène dotée de places suffisantes pour démontrer notre appréciation de leurs talents. De plus, un centre des arts d'interprétation contribuerait à la qualité de vie et permettrait sûrement d'attirer et de maintenir en poste des professionnels, et inciterait nos jeunes à demeurer dans notre communauté.

Il semble que d'autres communautés du Nord reçoivent du financement des ordres supérieurs de gouvernement pour des projets similaires. Nous essaierons certainement d'en obtenir également auprès de ces instances et d'autres sources de financement. 

On s'est penché sur la question à maintes reprises, et il est temps de passer à L'ACTION. Dans les 100 prochains jours, en consultation avec notre conseil, je nommerai un citoyen éminent et bien informé à titre de président ainsi qu'un groupe de travail très représentatif de notre communauté, qui élaboreront un plan d'action comprenant les coûts et l'ampleur du projet, les sources d'aide financière et l'emplacement du centre des arts d'interprétation.

Nos établissements de soins de santé constituent un atout au Grand Sudbury. Grâce au leadership prévoyant dont a fait preuve l'ancien maire Jim Gordon, nous avons une école de médecine. Ajoutons à cela un centre de traitement du cancer et des spécialistes en cardiologie, et la Ville devient le centre de soins de santé du Nord-Est ontarien. Je crois que nous pouvons extrapoler pour l'Ontario et au Canada. Afin d'atteindre cet objectif, dans les 100 prochains jours, en consultation avec les membres du Conseil, je nommerai un président et un groupe de citoyens qui siégeront à la Table ronde du maire sur le développement de la grappe de la santé. Le Comité concevra un plan d'action énumérant les moyens grâce auxquels on pourrait mettre à contribution le secteur des soins de santé dans le but de favoriser la croissance future au sein de l'un des secteurs de l'économie canadienne qui connaît l'un des taux de croissance les plus rapides.  

Dans le Plan directeur sur les parcs, les espaces verts et les loisirs du Grand Sudbury, on reconnaît le besoin de construire des patinoires additionnelles et un complexe récréatif polyvalent. Mon prédécesseur, le maire David Courtemanche, a mis l'accent sur le conditionnement physique et les loisirs dans le cadre de son approche axée sur la qualité de vie des citoyens du Grand Sudbury. Je veux souligner ses réalisations dans ce domaine, et je veux le rassurer en lui disant que le maire et le conseil actuels n'oublieront pas ces initiatives.

J'annonce donc que d'ici 100 jours, en consultation avec le Conseil, je nommerai un citoyen éminent à titre de président ainsi que les membres d'un groupe de travail afin de mettre sur pied le Groupe de travail sur les installations récréatives. À l'aide du Plan directeur, ce dernier examinera les besoins communautaires futurs en matière de loisirs. De plus, nous reconnaissons l'expérience de Sudbury en matière de communautés en santé et son engagement à cet égard, soit une communauté où il existe un équilibre entre la croissance économique, le développement social et la gérance de l'environnement. Nous avons travaillé en partenariat avec la communauté, le secteur de l'éducation, les entreprises et les citoyens afin que Sudbury soit reconnue à titre de centre d'expertise régional, également reconnu par les Nations Unies. Nous avons fait une demande en ce sens et nous attendons impatiemment la réponse des Nations Unies.  

Mes amis, je crois que nous devons emprunter cette route puisqu'elle est « herbeuse » et « qu'elle ne demande qu'à servir ».

And now, "The time has come," the Walrus said,
"To talk of many things:
Of shoes--and ships--and sealing-wax--
Of cabbages--and kings--
And why the sea is boiling hot--
And whether pigs have wings."

Je conclus ce discours comme je l'ai entamé, soit en lisant un autre poème de Robert Frost. Il s'agit de « Stopping by Woods on a Snowy Evening ». Je suis sûr que bon nombre d'entre vous le connaissent. 


Whose woods these are I think I know
His house is in the village, though;
He will not see me stopping here
To watch his woods fill up with snow.

My little horse must think it queer
To stop without a farmhouse near
Between the woods and frozen lake
The darkest evening of the year.

He gives his harness bells a shake
To ask if there is some mistake.
The only other sound's the sweep
Of easy wind and downy flake.

The woods are lovely, dark and deep,
But I have promises to keep,
And miles to go before I sleep
And miles to go before I sleep.

Au nom du Conseil et du personnel, nos meilleurs vœux. Joyeux Noël et bonne année.  


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